Prise en charge des patients atteints de MIC

L’objectif des traitements médicamenteux des maladies inflammatoires chroniques est de contrôler l’activité de la maladie c’est-à-dire de réduire les poussées inflammatoires et, si possible d’induire une rémission. En revanche, ils ne permettent pas d’en guérir 1.

La prise en charge des patients atteints de MIC peut comprendre des méthodes dites non médicamenteuses, tels que :

  • Des traitements physiques tels que la kinésithérapie ou l’ergothérapie dans le cadre de rhumatismes…
  • L’éducation thérapeutique afin que les patients connaissent et comprennent leur maladie et les traitements 
  • La prise en charge psychologique et sociale si nécessaire avec des spécialistes ou des associations de patients
  • Des conseils hygiéno-diététiques tels que l’arrêt du tabac dans le cas d’une maladie de Crohn ou une exposition modérée au soleil dans le cas d’un psoriasis…

Il existe actuellement des traitements systémiques conventionnels recommandés en fonction de la pathologie :

Traitements systémiques conventionnels recommandés dans les Maladies Inflammatoires Chroniques 5,8-11

AINS : Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens
5-ASA : acide 5-aminosalicylique

En cas d’échec de ces traitements conventionnels, d'autres thérapeutiques sont disponibles depuis les années 2000 :

  • Les médicaments biologiques, appelés également biomédicaments, existent sous forme injectable (intraveineuse ou sous-cutanée) et comprennent 12
    • Les anti-TNFα (se fixent sur le TNFα, celui-ci ne peut donc plus se fixer sur son récepteur et activer le signal inflammatoire)
    • Les modulateurs de lymphocytes (se fixent sur le Lymphocyte T ou B, celui-ci ne peut donc plus se fixer sur son récepteur et activer le signal inflammatoire)
    • Les inhibiteurs d’interleukines (se fixent sur l’interleukine 6 ou 12 ou 17 ou 23, celui-ci ne peut donc plus se fixer sur son récepteur et activer le signal inflammatoire)
  • Les médicaments chimiques tels que les anti-JAK (janus kinase) ou les inhibiteurs de PDE-4 (phosphodiestérase 4), administrés par voie orale 5,13.
  1. HAS. Guide Affection Longue Durée. Polyarthrite rhumatoïde évolutive grave. Avril 2008.
  2. HAS. Guide affection de longue duree. Spondylarthrite grave. Decembre 2008.
  3. HAS. Recommandations professionnelles. Polyarthrite rhumatoïde. Aspects thérapeutiques hors médicaments et chirurgie – aspects médico-sociaux et organisationnels. Mars 2007. 
  4. Wendling D et al. Recommendations of the French Society for Rheumatology (SFR) on the everyday management of patients with spondyloarthritis. Joint Bone Spine 2014;81:6–14.
  5. Wendling D et al. Actualisation 2018 des Recommandations de la Société Française de Rhumatologie (SFR) pour la prise en charge en pratique courante des malades atteints de spondyloarthrite. Revue du Rhumatisme. 2018;85(3):275-284.
  6. Vidal Recos. Psoriasis en plaques de l’adulte. Mise à jour : 19 avril 2018.
  7. Dubertret L. Le Psoriasis, évolution et révolution. Medecine/Sciences 2006;22:164-71.
  8. HAS. Guide. Affection de longue durée. Maladie de Crohn. Mai 2008.
  9. HAS. Guide. Affection de longue durée. Rectocolite hémorragique évolutive. Mai 2008.
  10. Gaujoux-Viala C et al. Recommandations de la Société française de rhumatologie (SFR) pour la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde. Revue du rhumatisme. 2014;81:303-12.
  11. National Clinical Guideline Centre. Assessment and management of psoriasis. Clinical guideline. Methods, evidence and recommendations. October 2012.
  12. ANSM. Rapport. Etat des lieux sur les médicaments biosimilaires. Mai 2016.
  13. Mease PJ, Armstrong AW. Managing patients with psoriatic disease: The diagnosis and pharmacologic treatment of psoriatic arthritis in patients with psoriasis.Drugs 2014;74:423-241.

FR-IMM-190114 - Date de publication : 11/2020