Lors de vos échanges au comptoir avec vos patients, ils partagent avec vous des moments de leur quotidien. Mais certains de ces moments ne sont pas sans conséquences en fonction de leurs traitements.

 

Quels sont les vaccins conseillés avec un anti-TNFα13 ?

Il est important de rappeler à Paul que ses vaccinations doivent être jour.

Vaccins autorisés Vaccins contre-indiqués
  • Grippe (injectable)
  • Hépatites A et B
  • Vaccin HPV (contre les infections à papillomavirus humains)
  • Vaccin pentavalent contre la diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, Hæmophilus influenzae b (associés - chez l’enfant)
  • Vaccin quadrivalent contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la coqueluche (vaccin acellulaire) chez l’adulte
  • Vaccin contre les infections invasives à méningocoque, fièvre typhoïde et poliomyélite par voie injectable
  • Vaccin anti-pneumococcique
  • BCG
  • ROR (Rougeole, Oreillons, Rubéole)
  • Varicelle
  • Fièvre jaune
  • Grippe (vaccin nasal)
  • Rotavirus
  • Vaccin poliomyélite par voie orale
  • Dengue
  • Zona


Le vaccin annuel contre la grippe (vaccin injectable) et le vaccin anti-pneumococcique sont recommandés.
Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter:

 

Que faire si Paul a prévu des soins dentaires14

 

Des contrôles dentaires réguliers et une bonne hygiène bucco-dentaire sont recommandés.
Les anti-TNFα sont des médicaments qui modifient l’immunité. Certains soins dentaires  (extraction,...) peuvent donc représenter un risque.
Dans certains cas, le traitement par anti-TNFα sera arrêté transitoirement et, si nécessaire, des  antibiotiques seront prescrits.

Les soins courants (détartrage,...) sont à risque infectieux moindre et ne nécessitent pas l’arrêt du  traitement par anti-TNFα. Néanmoins, des antibiotiques pourront être prescrits en prévention.

 

Voici quelques conseils à donner à vos patients sous traitement par anti-TNFα :

  • Informer son dentiste au sujet de son traitement,
  • Avoir une bonne hygiène dentaire,
  • Consulter régulièrement son dentiste,
  • Demandez l’avis de son médecin avant des soins dentaires,
  • Ne pas interrompre son traitement sans avoir demandé l’avis du spécialiste,
  • Ne pas réaliser d’extraction dentaire sans avoir interrompu son traitement par anti-TNFα,
  • Ne pas interrompre le traitement antibiotique avant la date prévue par son médecin et sans son avis.

 

Que faire si Paul a prévu une intervention chirurgicale14

Une intervention chirurgicale représente un risque infectieux, particulièrement en cas de traitement par anti-TNFα.

Si Paul a une intervention chirurgicale programmée, vous pouvez lui conseiller d’informer le chirurgien au sujet de son traitement et de prévenir le spécialiste de la date d’intervention afin d’envisager la conduite à tenir par rapport à celui-ci.

 

 

Vous pouvez aussi lui rappeler que :

  • L’arrêt du traitement dépend des facteurs de risque infectieux du patient. Un traitement antibiotique peut être prescrit en prévention,
  • Après l’intervention chirurgicale, la date de reprise de l’anti-TNFα dépendra des recommandations du spécialiste, après cicatrisation totale de la plaie et en l’absence d’infection,
  • A la suite de l’intervention chirurgicale, en cas de fièvre, de frissons ou si la cicatrice présente des signes d’inflammation (douleur, chaleur, rougeur, ...), consulter son médecin.

Si Paul a une intervention chirurgicale « d’urgence » , vous pouvez lui indiquer que :

  • Une antibiothérapie de prévention pourra être mise en place,
  • Le traitement par anti-TNFα sera arrêté transitoirement,
  • La date de reprise du traitement par anti-TNFα après l’intervention sera programmée par le spécialiste,
  • En cas d’accident ou d’intervention urgente, le patient doit toujours avoir sur lui une « carte de surveillance » qui indique qu’il prend un traitement par anti-TNFα (nom du patient, date d’initiation du traitement, posologie, coordonnées du spécialiste, ...). 

 

Quels conseils donner si Paul a prévu de voyager15 ?

Pour être transporté dans les meilleures conditions, le traitement anti-TNFα doit être placé dans un sac isotherme.

En avion, le traitement anti-TNFα doit être gardé en cabine et ne pas être placé en soute car le froid pourrait avoir un impact sur son efficacité.

Cela implique de le transporter dans son emballage d’origine avec :

  • Une ordonnance en anglais mentionnant la Dénomination Commune Internationale (DCI)* du traitement,
  • Un certificat médical en anglais attestant de la maladie du patient et de la nécessité de transporter des dispositifs d’injection dans le bagage à main.

*Nom de la molécule. Il est identique dans le monde entier.

 

Si comme Paul, certains de vos patients sont amenés à voyager, voici quelques conseils pour leur déplacement :

  • Garder une copie de ces documents sur soi, papier ou sur clé USB, pour pouvoir acheter le traitement sur place si besoin en cas de perte,
  • S’assurer de la présence d’un réfrigérateur (ou minibar) sur le lieu de résidence,
  • Prendre le traitement « comme d’habitude »,
  • Prévoir un système de rappel efficace pour éviter les oublis,
  • Si un rendez-vous médical doit être décalé à cause des vacances, s’assurer d’avoir suffisamment de médicament avant le départ pour ne pas être pris au dépourvu au retour,
  • Prévoir une consultation médicale quelques jours après le retour de vacances pour renouveler l’ordonnance. 

 

 

Les conditions de conservation peuvent varier d'un médicament à l'autre. Il est important de se référer au Résumé des caractéristiques de chaque produit ou à la notice pour bien connaitre les conditions de conservation.

  1. HAS. Guide Affection Longue durée – Maladie de Crohn – Mai 2008.
  2. HAS. Guide Affection Longue durée – Rectocolite hémorragique – Mai 2008.
  3. Tracey et al. Tumor necrosis factor antagonist mechanisms of action : a comprehensive review. Pharmacol Ther. 2008 Feb. 117(2):244-79
  4. Société du Collège National de Pharmacologie Médicale, les anti-TNF alpha – Disponible à  https://pharmacomedicale.org/medicaments/par-specialites/item/anti-tnf-alpha [consulté le 22/05/2017]
  5. HAS. Haute Autorité de Santé. Guide « Prise en Charge du patient dans la Maladie de Crohn ». Octobre 2008
  6. HAS. Haute Autorité de Santé. Guide « Prise en Charge du patient dans la RCH ». Octobre 2008
  7. HAS. Haute Autorité de Santé. Guide « Prise en charge du patient dans la Spondylarthrite ». Octobre 2008
  8. Meddispar. Médicaments à dispensation particulière à l'officine. Médicaments nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.http://www.meddispar.fr/Medicaments-a-prescription-restreinte/Medicaments-necessitant-une-surveillance-particuliere-pendant-le-traitement/Conditions-de-delivrance (consulté le 01/06/2018)
  9. ANSM. Modification des conditions de prescription et délivrance de certaines biothérapies utilisées dans le traitement de maladies inflammatoires chroniques en rhumatologie, gastroentérologie, dermatologie, ophtalmologie -Point d'information.  https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Modification-des-conditions-de-prescription-et-delivrance-de-certaines-biotherapies-utilisees-dans-le-traitement-de-maladies-inflammatoires-chroniques-en-rhumatologie-gastroenterologie-dermatologie-ophtalmologie-Point-d-information (consulté le 14 octobre 2019)
  10. Fiche du CRI « Bilan pré-thérapeutique ». Janvier 2014
  11. RCP traitement anti-TNFα
  12. Fiche du CRI «Que faire en cas d’antecedent ou d’apparition d’infections bacterienne, opportuniste ou fongique ? » Janvier 2014
  13. Fiche du CRI « Conduites à tenir en cas de vaccination ». Janvier 2014
  14. Fiche du CRI « Conduite à tenir en cas de chirurgie et soins dentaires ». Décembre 2010
  15. Fiche du CRI « Conduite à tenir en cas de voyage ». Décembre 2010 

FR-IMM-190169 - 11/2020