Diagnostic

 

Le diagnostic de la PR peut-être difficile. Il repose sur des arguments cliniques, biologiques, et radiologiques, et il nécessite d’écarter d’autres affections. La nécessité du diagnostic précoce, dès les premières semaines après le premier gonflement articulaire, est un élément fondamental pour l’évolution ultérieure. Dans ce cadre, l’évaluation clinique, articulaire et biologique sont essentielles, puisque les données radiographiques sont trop tardives. Parmi les données biologiques, les anticorps anti-peptides citrullinés (ACPA) sont les marqueurs les plus spécifiques de la maladie et sont devenus incontournables. 

Le facteur rhumatoïde reste d’actualité, de même que les paramètres biologiques d’inflammation (VS et CRP). Dans la démarche diagnostique, il est essentiel de pouvoir reconnaître un rhumatisme inflammatoire périphérique afin de référer au plus tôt le patient vers les spécialistes. Celui-ci écartera les autres diagnostics d’arthrites inflammatoires, et évaluera les éléments prédictifs de sévérité6.  


Critères de classification


Les critères ACR/EULAR 2010 servent de référence dans la classification de la PR. Ils sont surtout utilisés dans les études cliniques. 
Cependant, ils sont couramment utilisés afin d’améliorer le diagnostic et le traitement précoces7.


Critères ACR/EULAR 2010 de classification de la PR

Domaines Items Score
A - Articulations atteintes 1 grosse articulation 0
2-10 grosses articulations 1
1-3 petites articulations 2
4-10 petites articulations 3
> 10 articulations dont au moins 1 petite 5
B - Sérologie FR et ACPA négatifs 0
FR et/ou ACPA positifs à taux faibles3 2
FR et/ou ACPA positifs à taux forts3 3
C - Marqueurs d'inflammation VS et CRP normales 0
VS et/ou CRP anormales 1
D - Durée d'évolution < 6 semaines 0
≥ 6 semaines 1

FR : facteur rhumatoïde
ACPA : anticorps anti-protéines citrullinés
VS : vitesse de sédimentation
CRP : protéine C-réactive

 

Prise en charge 

 

Une prise en charge globale pluridisciplinaire des patients atteints de PR est nécessaire. L’objectif principal du traitement de la PR est de1 :

  • Contrôler l’activité de la maladie et si possible d’induire une rémission
  • Réduire la douleur
  • Prévenir et contrôler les destructions articulaires
  • Prévenir la perte de fonction dans les activités quotidiennes et au travail
  • Optimiser la qualité de vie.

Les approches pharmacologiques, physiques, psychologiques et chirurgicales sont proposées de manière complémentaire et sont associées à des mesures socioprofessionnelles1.

Pour plus d’informations sur la prise en charge des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde consultez les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et de la Ligue Européenne Contre le Rhumatisme (EULAR).


 

 

  1. HAS. Guide Affection Longue Durée – Polyarthrite Rhumatoïde évolutive grave – Avril 2008
  2. SFR. Société Française de Rhumatologie. La polyarthrite rhumatoïde Disponible sur : https://public.larhumatologie.fr/grandes-maladies/polyarthrite-rhumatoide
  3. COFER. Polyarthrite Rhumatoïde. Item 192. UE7.  2018
  4. INSERM. La polyarthrite rhumatoïde. Site internet de l’INSERM. 2017.
  5. SFR. Société Française de Rhumatologie. La Polyarthrite Rhumatoïde. Comment se manifeste ma polyarthrite rhumatoïde ? 2015 Disponible sur : https://public.larhumatologie.fr/grandes-maladies/polyarthrite-rhumatoide/comment-se-manifeste-la-polyarthrite-rhumatoide
  6. Haute Autorité de Santé. Polyarthrite rhumatoïde [Internet]. [cité 26 nov 2019]. Disponible sur : https://www.has-sante.fr/jcms/pprd_2975110/fr/polyarthrite-rhumatoide
  7. Charlotte Hua et al. Les nouveaux critères de classification ACR/EULAR 2010 pour un diagnostic plus précoce de la polyarthrite rhumatoïde. Revue du rhumatisme monographies 84 (2017) 337–342

FR-IMMR-200025 - 06/2020